NTINU:La retraitée maltraitée de Mfoa. Par Dieudonné Antoine-Ganga

NtinuForcée de s’exiler aux Etats-Unis avec ses quatre enfants, Ntinu va faire preuve d’une véritable rage pour survivre dans la dignité. Elle y travaille jusqu’à l’âge de la retraite, où ses droits lui seront versés après une heure de formalités administratives. Seize ans plus tard, elle retourne dans son pays, le Congo, pour effectuer les mêmes démarches. Le dossier de son suivi de retraite y est, cette fois, un véritable parcours du combattant : la panoplie de pièces administratives à fournir, l’inhumanité et l’indifférence frisant une hostilité sournoise des agents administratifs, la corruption, etc.

L’HARMATTAN NOTRE PARTENAIRE

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12 réponses à NTINU:La retraitée maltraitée de Mfoa. Par Dieudonné Antoine-Ganga

  1. Encore un nouveau livre qui montre que notre littérature est prolifique et prometteuse. Ce nouvel ouvrage de Dieudonné Antoine Ganga, un roman qui mérite une analyse socio-politique car le thème qu’il traite est d’actualité. Critiques littéraires et chers confrères écrivains, à vos plumes!!! Et mes encouragements à congo-liberty.com qui ne cesse de promouvoir la culture congolaise en général et la littérature en particulier

  2. J’ai acheté chez L’Harmattan et lu avec bonheur le roman « Ntinu, la retraitée maltraitée de Mfoa ».
    Dans ce roman, notre compatriote Dieudonné Antoine-Ganga fustige et passe au crible tous les maux qui minent ces temps-ci, la société congolaise ; il y pose le problème fondamental de son éthique, de sa morale, y compris dans l’administration et dans la politique.
    Des faits courageusement décrits qui, mieux que la fiction romanesque, permettent à l’auteur de braquer le projecteur de l’analyse sur tel ou tel aspect particulier de la réalité congolaise d’aujourd’hui. Pas celle d’hier ou d’avant-hier, bien sûr. mais celle-là même que l’on croise au coin de la rue, dans les ngandas, dans les lycées, collèges et dans l’université, dans les hôtels de passe où les nouveaux riches et autres élites profitant de la misère de la gent féminine congolaise vont inciter cette dernière, à la prostitution sénile et juvénile, dans les buvettes où des 10 heures du matin, les jeunes désoeuvrés à l’avenir incertain vont chercher l’oubli au fond d’un verre d’alcool.
    Ce Congo de la guerre, de la méchanceté, de la jalousie, de l’exclusion, du tribalisme, de l’opportunisme politique, l’auteur nous le raconte avec une espèce d’âpre tendresse qui souvent émeut le lecteur. Par exemple il rappelle que Victor Hugo disait :  » Le pouvoir absolu enivre comme le génie… dans le tyran, l’omnipotence étant habituellement accompagnée de la Toute-Bêtise, et d’ailleurs purement matérielle, la cervelle misérable bascule à chaque instant. » Il écrit plus loin: « Le pouvoir absolu est un principe de dissolution pour les sociétés, un principe de démoralisation pour les individus. A ce propos, il cite François Ribadeau Dumas qui affirmait : « De Saül, premier roi d’Israël, à Hitler, la démonstration se révèle éclatante : le pouvoir épuise ; il consomme l’être, le prévertit, l’écrase, le pousse au mal. Un chef n’est-il pas un être qui a popur tâche de se faire le pasteur du troupeau ? Pourquoi faut-il que son omnipotence le change en loup ? La nature humaine contient-elle en elle-même les germes et les vices qui la tueront ? Les monarques sont-ils des morts en sursis, qui attisent, par avance, le feu de l’enfer, dans lequel peu à peu ils glissent ? »
    Comme on le devine, ce que le lecteur trouvera dans ce roman qui s’inscrit dans une littérature pampjlétaire, c’est le témoignage direct d’un compatriote qui s’interroge tout haut et avec ourage sur la condition de notre peuple. Voilà qui est littérature.
    Bravo Dieudonné Antoine-Ganga pour votre courage et votre « franc-écrire » ! N’en déplaise à ceux qui au nom de la « paix » narguent le peuple par cette pharse devenue tristement célèbre  » le chien aboie, la caravane passe ».
    Continuez, après votre roman  » la nudité du pèlerin », de nous amener à réfléchir sur le devenir de l’enfant, de l’adolsecent, de l’adulte, bref, de la femme et de l’homme congolais dont la dignité est bafouée quotidiennement par ceux qui nous gouvernent.
    Jean-Marie Dikamona.

  3. Jacob Kimbmbe Ton fils dit :

    MERCI BEAUCOUP TONTON DJAG LE QUARTIER TE SUPPORTE,LE PEUPLE CONGOLAIS T’AIME ET LES ESPRITS DES MORTS TE REGARDENT.MERCI MERCI MERCI

  4. Petit fils de J O. dit :

    B.A.F. J’ai lu avec philosophie ton ouvrage, j’espère que cette sincérité qui t’habite reste intacte malgré l’ingratitude de certains frères.

  5. Mingwa Biango dit :

    Son excellence Dieudonné Antoine Nganga fait partie de la race des grands cadres Congolais, dévoués pour leur pays.
    Cet homme d’honneur et digne a toujours été au service de l’Etat, et non d’une personne. Beaucoup ne le savent pas, mais c’est entre autre grâce à lui que la transition avec André Milongo était arrivée à son terme, en particulier pendant la crise ou coup d’état raté du général Mokoko, et de la période qui avait suivi.
    En tant que Ministre des affaires étrangères, il a été loyal aux institutions de la République et en particulier au Président de l’époque M.Sassou Nguesso, dont les affaires étrangères étaient le domaine réservé. Il fut ensuite nommé ambassadeur à Addis Abeba et à Washington par le Président Pascal Lissouba.
    En poste sur la pennsylvania avenue à washington lorsque le dictateur revint au pouvoir, il refusa de travailler avec ce dernier, car pensait-il à juste titre, trop de sang avait coulé…mais qu’il restait au service de l’Etat en tant que fonctionnaire.Mais Sassou Nguesso rancunier comme personne, le lui fait payer jusqu’à ce jour.

    DIEUDONNÉ ANTOINE NGANGA AUJOURD’HUI À LA RETRAITE, N’A JAMAIS PU FAIRE VALOIR SES DROITS À LA RETRAITE…LE DICTATEUR EN ATTENTE QU’IL DEMANDE LA CHARITÉ, PENDANT QUE C’EST SON DROIT LE PLUS ABSOLU.
    MONSIEUR NGANGA N’EST PAS SEUL DANS CE CAS MALHEUREUSEMENT ET PLUSIEURS HAUTS FONCTIONNAIRES CONGOLAIS QUI N’ONT JAMAIS FAIT ALLÉGEANCE À SASSOU NGUESSO SUBISSENT LE MÊME SORT.
    JEAN-LUC MALEKAT AUSSI EST DANS LA MÊME SITUATION. PENDANT CE TEMPS, PLUSIEURS FONCTIONNAIRES PROCHES DU POUVOIR TOUCHENT PLUSIEURS SALAIRES EN VIVANT À L’ÉTRANGER.
    VOILÀ LA RÉPUBLIQUE DE SASSOU NGUESSO QUE NOUS COMBATTONS, CAR NOTRE CONGO APPARTIENT À TOUTES SES FILLES ET SES FILS !

    LISEZ CET EXCELLENT ROMAN, C’EST UN VERITABLE DÉLICE…

    LA LUTTE CONTINUE ET LA VICTOIRE EST CERTAINE

  6. Frère nganga dénonce , la bestialité inouïe des ngalas , dont grand salopard sassou pense que le congo est sa propriété privé ! Pourquoi les retaités et les sinistrés ngalas seraient privilégier aux retraités et sinistrés kongos? Maître okoko ou les généraux emanuel Elenga, Niombela , touches normalement leurs retraites à côté les cadres du sudistes n’ont pas droit à la retraite? Cet ainsi les retraités sinistrés de Mpila à 95% Ngalas ont touchés 25millions des CFA par parcelles détruites et ceux du sud n’en à ce jour rien du tout!!!

  7. Mes félicitations, Son excellence Dieudonné Antoine Ganga (Diag), pour votre roman que je viens de lire. Comme il est écrit sur la 4ème de couverture, votre roman « Ntinu, la retraitée maltraitée de Mfoa » est un livre dense, passionné, passionnant et dérangeant où à chaque page, tout en louant l’amitié et la solidarité de certaines gens, vous démontrez et dénoncez à la fois, la méchanceté, l’arrogance et l’ égoïsme de tous ceux pour qui la politique est devenue un ascenseur social.
    Votre roman m’a rappelé la débandade avec ma famille, quand les cobras et les militaires de Sassou nous ont demandé de sortir de nos parcelles de Bacongo et de Makélékélé qui devaient être ratissés au milimètre, d’après François Ibovi, alors ministre de l’information.
    Dans votre roman, j’ai beaucoup apprécié le dialogue entre Ntinu et son amie libanaise Marie Elodie, par exemple ces 2 répliques :
    – « Comment peuvent-elles être aussi arrogantes et narguer ainsi le peuple ? Ils ont la mémoire courte, ceux qui vous gouvernent. Ce qui est arrivé en Egypte, en Libye et en Tunisie, ce que l’on a appelé le printemps arabe, peut arriver au Congo. Ça n’arrive pas seulement qu’aux autres. Qu’ils fassent attention, car en politique, quand on n’écoute pas, ça coûte le pouvoir. Attention, comme dit Daniel Balavoine,  » le désespoir est mobilisateur et lorsqu’il devient mobilisateur, il est dangereux. »
    – Ils n’y pensent pas. Leur conception du pouvoir est, comme disait André Milongo, « celle du pouvoir pour le pouvoir, pour s’ouvrir les vannes de l’enrichissement, par la rapine de l’Etat mais pas celle de servir ce peuple qui leur a accordé son suffrage. » Ils oublient enfin ce qu’a dit le Cardinal Laurent Mosengwo : « Un pouvoir qui ne vise pas les intérêts du peuple est sans objet. »
    Excellence Dieudonné Antoine Ganga,
    Je vous connais comme grand commis de l’Etat, comme diplomate jusqu’aux bouts des ongles, comme bon gestionnaire des ambassades ou vous avez travaillé. A travers vos ouvrages, je découvre l’écrivain sarcastique et patriote prônant toujours la paix.
    Soyez prudent. car on ne sait jamais avec Sassou et ses sbires qui n’acceptent jamais la critique.
    Nous vos collègues, amis et admirateurs, comptons sur vous.
    Bonne chance dans votre nouvelle profession d’écrivain. J’attends avec impatience un autre roman de votre part.
    Fernande..

  8. TAATA N'DWENGA dit :

    Doyen taata Ngaanga merci beaucoup pour tes oeuvres qui m’ont toujours éclairé dans une certaine mesure sur le chemin du muntuïsme, celui du savoir et de la connaissance de l’être dans toute sa bonté et grandeur.

    Doyen matoondo ma mingi ma tungidi kwe maama Benazo !

  9. Gloria Poutinette dit :

    Comme le souligne bien Tâta Mingwa Biango: »Cet homme d’honneur et digne a toujours été au service de l’État et non d’une personne… » Il est honnête et lors de la Transition, il a convaincu André Milongo, Premier ministre de la transition à collaborer avec le Président Denis Sassou Nguesso. En ce moment, Sassou fut isolé et notre frère Ganga lui rendit visite. Souvenez-vous qu’il le jeta en prison en 1987 pour une affaire montée de toute pièce et pour laquelle il n’a jamais été certainement indemnisé. Ya Ganga est un rassembleur. Au ministère des Affaires étrangères nous l’appelions Ya Diag. « Il est le grand frère de tous » disait Maryvonne Olassa la maman de Waba Sassou Nguesso. Du Nord au Sud, il est le grand frère.

    J’apprécie son « franc-écrire et son franc-parler ».

    Il a une grande connaîssance des institutions de la République et de leurs textes. Le ministère des affaires étrangères est impliqué dans la distribution des passeports diplomatiques aux gens d’une certaine famille et les ayant- droits n’ont que leurs yeux pour pleurnicher.

    Ya Ganga a gardé sa dignité.

    Sassou voulait le voir CLOCHARD en lui coupant le salaire et en ne lui envoyant point les billets pour le retour au Congo. Quel crime contre cet humble serviteur de l’État!

    Que Sassou puisse être humain à l’égard de ya Ganga, de Malékat et de bien d’autres!

    Le pouvoir n’est jamais au bout du fusil mais il est dans une urne transparente.

    Le peuple congolais a besoin de beaucoup de dignité et ya Ganga en fait la démonstration dans ces livres.
    Les exilés politiques mériteraient d’être indemnisés.

  10. Georges dit :

    Avec Gloria Poutinette, je confirme que Ya Diag, notre grand-frère au Ministère des Affaires etrangères, est, avec ses qualités et ses défauts comme tout être humain, un homme d’honneur et digne qui a toujours été au service de l’Etat Congolais. et non d’une personne.
    Il n’a pas hésité de dire honnêtement au Premier Ministre André Milongo quand il l’a nommé Ministre des Affaires Etrangères, qu’il acceptait ce poste, à condition de le laisser collaborer avec le Président Sassou, pour la réussite de la Transition.
    C’est grâce à lui que nos aînés Firmin Gabou, Gilbert Malapet, Ambara, Yandoma, Kitoko Mafouta, Nganga Mungwa, Hypollite Kimbembe et Dominique Mouwanou, qui croupissaient dans les bureaux du Ministère des Affaires etrangères,ont été, à la veille de leur retraite, nommés Ministres Conseillers dans nos Ambassades à Paris, Bruxelles, Bonn, Luanda, La Havane, Moscou, Bangui et Bucarest. Nous lui devons donc nos premiers Ministres Conseillers dans les ambassades.
    C’est grâce à lui que nous avons le FESPAM.
    C’est grâce à lui que nous avons cet accord qui permet aux épouses et aux enfants des diplomates congolais en poste aux USA, de travailler, afin d’aider leurs époux et pères diplomates, dont les salaires étaient virés avec des mois de retard, à faire face aux dépenses courantes, comme le loyer.
    Aujourd’hui le Président Sassou l’a abandonné, sans salaire, avec sa famille dans la nature, pour le simple motif d’avoir été Ambassadeur sous le Péésident Lissouba.. C’est depuis 1997 que lui , ses collaborateurs et leurs familles attendent leurs titres de transport. Eh oui, 17 ans déjà !
    Courage, ya Diag. Dieu saura te le rendre un jour. Continue à rester digne, mon grand.
    Tu fais notre fierté.
    Georges.

  11. Gloria Poutinette dit :

    Voilà Ya Ganga, un homme qui porte cette lourde croix sans gémir. Chaque chose a un début et une fin. Aujourd’hui, nous parlons de Mobutu au passé ainsi que de Kadhafi. Sassou devrait apprendre à se réconcilier avec tous les Congolais. Il peut distribuer l’argent aux étrangers sauf rendre la vie plus agréable aux Congolais.

    Je vous remercie Georges pour ces souvenirs. Notre Ya Diag a été puni injustement et que Les Congolais sachent se souvenir de lui et de biens d’autres.

    Aujourd’hui, le Colonel Matingou vient de nous quitter. Dans son lit d’hôpital, il ne s’est point lamenter. Sassou a mis tous les projets de ce frère en l’air. Lui seul a le droit à tout. Gare à toi Sassou. Tu oublies trop vite tes bons amis. Gare à toi!

  12. Prosper dit :

    Mon cher Diag,
    J’ai reçu ton roman « Ntinu, la retraitée maltraitée de Mfoa ». Je suis en train de le lire à Papeete et je me délecte doucement.
    Bravo Diag, mon ami, pour le talent. Ad multos annos.
    Prosper, ton ami Polynésien..

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