Propos du Président Barack OBAMA à l’ouverture du sommet Etats-Unis – Afrique

obamaBonjour, tout le monde. Michelle et moi sommes honorés de vous avoir reçus à dîner hier soir, vous et vos charmantes épouses. J’espère que personne ne s’est couché trop tard. Cette soirée a été l’occasion de célébrer les liens entre nos peuples. Et ce matin, nous poursuivons nos travaux, et c’est un privilège pour moi de vous accueillir à ce premier sommet États-Unis-Afrique.

Je tiens aussi à remercier notre secrétaire d’État, John Kerry, et tout le monde ici au département d’État qui nous reçoit aujourd’hui. John et son équipe s’emploient admirablement bien à approfondir notre partenariat avec un si grand nombre de vos pays. Alors, John, merci pour votre travail remarquable.

Pour commencer, je tiens à souhaiter la bienvenue au président Condé, de la Guinée, et à signaler que deux dirigeants n’ont pas été en mesure de se joindre à nous – la présidente Sirleaf, du Libéria, et le président Koroma, de la Sierra Leone. Nous sommes reconnaissants à leurs délégations d’être présentes, au moment où ces pays font face à une situation très difficile chez eux. Nous tous qui sommes ici aujourd’hui, nous tournons nos pensées et nos prières vers ceux qui sont affectés par le virus Ébola, en particulier ceux qui ont perdu des êtres chers.

Les États-Unis et leurs partenaires internationaux continueront à faire tout ce qui est en leur pouvoir pour aider nos partenaires africains à répondre à cette crise et manifester notre solidarité avec le peuple de la Guinée, du Libéria et de la Sierra Leone. Ils ont surmonté de grands défis par le passé, et ils puisent dans ce même esprit de force et de résilience aujourd’hui.

Nous sommes assemblés ici cette semaine parce que, quand bien même le continent se heurte à des défis de taille, comme je l’ai dit hier soir, je suis convaincu qu’une nouvelle Afrique est en train d’émerger. Avec certaines des économies à la croissance la plus rapide au monde, une classe moyenne qui se développe, la population la plus jeune de la planète et une croissance démographique la plus rapide au monde, l’Afrique contribuera à façonner le monde comme elle ne l’a jamais fait auparavant.

Qui plus est, les progrès de l’Afrique se font grâce à l’initiative des Africains, y compris des dirigeants représentés ici aujourd’hui. Davantage de gouvernements embrassent les réformes économiques, attirent les investissements à un niveau sans précédent. Les gains enregistrés en matière de développement, l’accroissement de la production agricole, la baisse des taux de maladies infectieuses se font sur la base de plans africains. Des forces de sécurité africaines et des gardiens de la paix africains risquent leur vie pour faire face à des menaces régionales. Une nouvelle génération de jeunes Africains fait entendre sa voix.

La progression de l’Afrique est synonyme de possibilités pour nous tous – y compris celle de transformer la relation entre les États-Unis et l’Afrique. Comme je l’ai dit au Cap l’année dernière, le moment est venu d’établir un nouveau modèle de partenariat entre l’Amérique et l’Afrique – un partenariat entre égaux qui mise sur la capacité des Africains à résoudre les problèmes et sur la capacité de croissance de l’Afrique. C’est pour cela que nous sommes ici.

À mes homologues, je tiens à dire merci, à vous et à vos équipes, de nous avoir aidés à établir l’ordre du jour. Notre travail peut compléter les précieuses contributions déjà faites cette semaine par les groupes de la société civile, le secteur privé, les jeunes Africains et, lors de la première session de ce sommet, nos communautés confessionnelles, qui font tant pour nourrir la relation entre les États-Unis et l’Afrique. Elles ont beau être différentes, nos traditions religieuses nous rappellent la dignité inhérente à tout être humain et elles nous rappellent aussi que notre action en tant qu’État doit être ancrée dans l’empathie et la compassion les uns envers les autres, comme frères et sœurs.

L’occasion s’offre à nous aujourd’hui de nous concentrer sur trois grands domaines dans lesquels nous pouvons progresser ensemble.

Premièrement, nous avons la possibilité d’accroître les échanges commerciaux, source d’emplois. Les nouveaux accords commerciaux et investissements que j’ai annoncés hier constitue une mesure importante. Et aujourd’hui, nous pouvons nous concentrer sur ce que nous pouvons faire, en tant que gouvernements, pour accélérer ces investissements : réformes économiques et réglementaires, intégration régionale et développement, et ce afin que la croissance repose sur une vaste assise, en particulier parmi les femmes, dont l’autonomisation est indispensable pour que les économies puissent vraiment prospérer.

Deuxièmement, nous avons la possibilité de renforcer la gouvernance dont dépendent la croissance économique et les sociétés libres. Aujourd’hui, nous pouvons nous concentrer sur les ingrédients du progrès : l’État de droit, un gouvernement ouvert, des institutions responsables et transparentes, des sociétés civiles robustes et le respect des droits universels de l’homme, pour tous.

Et enfin, nous avons l’occasion d’approfondir notre coopération en matière de sécurité contre des menaces communes. Comme je l’ai dit, les forces de sécurité africaines et les gardiens de la paix africains sont en tête de ligne à travers le continent. Les États-Unis, votre partenaire, sont fiers de soutenir ces efforts. Et aujourd’hui, nous pouvons nous concentrer sur la manière dont nous pouvons continuer à renforcer la capacité de l’Afrique à faire face à ces menaces transnationales et, ce faisant, rehausser la sécurité de tous nos pays.

Bref, nous ne sommes pas là seulement pour bavarder. Nous sommes ici pour agir – pour prendre des mesures concrètes de façon à faire fond sur les progrès de l’Afrique et à forger les partenariats entre égaux que nous recherchons. Alors, mes chers homologues, je vous dis encore merci d’être ici. J’ai hâte qu’on travaille ensemble aujourd’hui.

Je voudrais maintenant inviter le président Aziz, de Mauritanie, l’actuel président de l’Union africaine, à prendre la parole.

Monsieur le président Aziz.

Le 5 aout 2014 à Washington (USA)

 

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7 réponses à Propos du Président Barack OBAMA à l’ouverture du sommet Etats-Unis – Afrique

  1. DIAZ dit :

    Nulle part il ne parle de ne pas changer les constitutions pour se maintenir au pouvoir. C’est gagne. Vous etes foutius les gars.

  2. Madouma Lissafi, par ordre des priorités, je pense que les institutions, robustes, transparentes, dignes et respectueuses des libertés fondamentales méritent d’être lancées en première ligne. Réguler correctement par la, démocratie plurielle nous paraît de primauté afin d’asseoir la puissance de la sécurité.
    La seconde porte alors sur la sécurité contre les maffias de toute sorte, notamment une immigration scellée par le souci de mettre à terme, comme c’est le cas du Congo Brazzaville, avec sassou dénis, de lancer dans les mois à venir, l’érection d’une monarchie de fait.
    la troisième, enfin, porte sur l’économie, dont les manifestations sont une affaire de moyen et long terme et relèvent de l’incertitude du climat géopolitique mondial des activités, en général.
    Ce classement sied mieux à nos manques d’institutions politiques viables, telle l’absence d’une réelle coercition publique républicaine et démocratique.

  3. ROBERT dit :

    Mes très chers frères,

    En lisant le texte d’OBAMA, je pense que vous avez tout compris.

    Je vous invite à aller sur le site d’AFRICA N°1 afin d’entendre l’interview de Blaise CAMPAORE hier vers 13h depuis les Etats Unis.

    Fulbert YOULOU et Alphonse MASSAMBA-DEBAT puis André MILONGO ont une bonne expérience sur les relations entre les USA et le CONGO.

    NB : Tout se passe au Conseil de Sécurité.

    Attention retenons qu’il y a un problème NORD-SUD au Congo et chercher à l’éviter s’est mentir ou se mentir.

    Le problème du Pouvoir entre le NORD et le SUD a été résolu avec la création de l’Etat du SUD CONGO.

    Les partis politiques quelque leur mixités ne pouvaient pas résoudre cet épineux problème créé par le Colon.

    La diversion a fait détruire le SUD.

    Si ce problème n’était fondé que sur la moralité, Alphonse MASSAMBA-DEBAT, Fulbert YOULOU (accusé d’avoir dit-on avoir tout volé), André MILONGO et Pascal LISSOUBA(qui apporte 34% de la redevance pétrolière au Congo) n’auraient pas tous abandonnés le Pouvoir.

    Rappelez-vous aussi qu’aucun Président du SUD n’a pu terminé son Mandant.

    L’Unité c’est avant le RESPECT et la CONSIDÉRATION de l’AUTRE et de la Majorité des Fiefs électoraux.

    Le 06 Mars 2014 nous montre que la Majorité du Fief électoral SUD a été détruit et sa population massacrée.

    Voilà là où intervient la création de l’Etat du SUD CONGO.

    Passer le temps à parler de 2016, c’est chercher à divertir les victimes.

  4. Anonyme dit :

    Pour ne pas heurter ses invités et par élégance politique Obama a dit tout haut ce que tous démocrates de ces débuts du 21ème siècles à travers le monde pensent tout bas. Le mot que je retient c’est la transparence; car l’heure de la tricherie, de la ruse, du mensonge, de la corruption, de l’intrigue, du tripatouillage, du favoritisme, de l’imposture, a sonné. Ces valeurs sont celles du PCT et celles du pouvoir. Congolais et Congolaises la plus grande puissance du monde vient de tracer la voie à nous de défendre ces mêmes valeurs qui régissent les démocraties; valeurs que John Kerry a rappelé que elles ne sont pas seulement les valeurs américaines mais des valeurs universelles qui ont leur preuve preuve a travers le monde, depuis la Grèce Antique jusqu’à ce jour.

  5. AFRIQUE dit :

    AU webmaster
    Webmaster
    Cette année 1990, lorsque à la Baule, François MITTERAND, s’adressant à ses illustres invités annonçait que l’heure de changement d’habitude était arrivée, peu sont ceux qui prenait cette parole à sa juste valeur.
    Pour certains pays le processus a démarré et bien parti jusqu’à aujourd’hui. Dans d’autres Etats, ex dictatures socialistes( algérie,Angola,Burkina, Congo Brazza), et d’autres Etats à structure monarchique (Maroc, Gabon, TCHAD, Guinée Equatoriale, Cameroun;) on a fait du sur place.
    Pourtant, on ignore ou on feint d’oublier qu’un grand de ce monde a parlé. On va fermer les oreilles et les yeux.
    On sait ce qui s’est passé en Egypte, en Tunisie et ailleurs.
    On fera de la résistance ici au Congo, La solution sera certainement une autre guerre fratricide.
    Voilà pourquoi, je vous demande de nous mettre en ligne les discours de BARRACK OBAMA qui a reçu la mission divine et peut etre de ses pairs et autres contemporains, pour parler à la couche résistante mondiale de la dictature et cela au nom de sa RACE.
    Peut etre ,C’EST CELLE LA SA VERITABLE MISSION DIVINE A LA PRESIDENCE DE LA PLUS GRANDE NATION DU MONDE.
    Mettez nous ces propos en exergue tout le temps.
    Elles ont été ou sont comme un preche. Chacun a certainement pensé que Dieu au travres du precheur s’adresse à Lui.

  6. Mfoa dit :

    OBAMA OU L’ILLUSION PERDUE DE L’AFRIQUE

    Avec l’élection d’un métis en 2008, et non pas d’un noir car il est le produit d’une blanche et d’un kényan noir, l’Afrique s’est mise à rêver d’une terre de justice, des droits fondamentaux des nègres, de la lutte impitoyable contre la corruption et enfin des conditions qui assureront la prospérité du continent noir…

    Que nenni! Obama a certes réussi à refaire décoller l’économie des Usa en y déversant des milliards de dollars, notamment par le redressement spectaculaire de General Motors et des banques comme AIG, Goldman Sacks, etc.

    A y voir de près, quel est son bilan politique…presque zéro pointé. Je dis presque zéro car il a réussi à tuer Ben Laden.

    Pour le reste… La palestine? Du zéro pointé et dire qu’il a toujours été pro-palestinien est un euphémisme, car le monsieur Obama est devenu la marionnette des juifs.

    Sur l’Afrique? Du moins zéro (-0). C’est vrai, il a réussi la prouesse à être complice de la liquidation de Kadafhi (dictateur quand même) et donc de déstabiliser la région du sahel, sans assurer le service après-vente.

    Nous aimerions donc qu’il se montre tout aussi enclin à liquider les autres dictateurs noirs restants et d’assurer le service après-vente en veillant à ce que des vrais démocrates s’installent au pouvoir.

    Sinon, eh bien, monsieur Barack Hussein Obama ne restera qu’un banal politicien dans l’histoire des Usa et un piètre politicien pour l’Afrique.
    Il manque de vision pour l’Afrique avec un déficit pharaonique de leadership.

    Après tout, cela est de notre propre faute. Nous l’avons vu plus beau et fort qu’il n’est en réalité…
    Nous avons un peu oublier qu’il a été élu pour être président des Usa et donc d’en défendre les intérêts, d’où ce pompeux forum Us & Africa Forum for Business.

  7. GIL dit :

    Le Président OBAMA dépeint une Afrique encore attentive aux appels du colonialiste. Aussi parle t-il de « partenariat » avec les USA .

    Il souligne ainsi une tare; les dirigeants africains doivent se comporter avec les autres dirigeants, en « homologues » et non en caniche.

    L’Afrique doit, ajoute OBAMA, « accélérer les investissements » et non acheter des tas d’armes de guerre. Gouverner c’est faire prospérer « l’économie », donner aux jeunes les possibilités de réussite,gage de bonheur de tous.

    Une autre image qui dessert les Etats africains, l’absence d’ « Etat de droit ». Beaucoup de dirigeants africains sont des tyrans à la solde des maîtres qui les ont placés au pouvoir. C’est seulement dans un  » Etat de droit » rappelle l’hôte de la Maison blanche, que les « institutions sont responsables et transparentes ». Elles garantissent une « société robuste », c’est-à-dire la situation d’une Paix véritable.

    Enfin, le Président OBAMA, semble éprouver de la honte vis-à-vis de des gouvernants africains qui voient parmi leur population, des ennemis alors que les « menaces communes » sont bien connues. Que les « ‘droits de l’homme » vieux principes de nos « traditions religieuses », demeurent l’une des caractéristiques politiques à venir, c’est la demande de la jeunesse africaine.

    Maintenant, combien de despotes et putschistes chefs d’Etat africains présents ont compris OBAMA?

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