SASSOU RECONNAÎT LES EPURATIONS ETHNIQUES ET SES CRIMES CONTRE L’HUMANITÉ

meurtreÉNIÈME AVEU EN QUELQUES ÉTAPES

 

1) – De l’Etat de Droit

 

Dans un discours du 10 novembre1984, le Chef de l’Etat congolais, toujours M. Sassou Nguesso, déclarait que le Congo était un Etat de Droit. Trente ans après, en cette année 2014, il remet ça et déclare urbi et orbi que le Congo est un Etat de Droit. Mais qu’en sait-il de l’Etat de Droit ?

Or, l’Etat de Droit :

« C’est un Etat où la Loi (écrite et promulguée et non simplement énoncée par le parti au pouvoir) garantit le droit à la vie. Un Etat de Droit où les individus ne sont pas la chose du seigneur, du prince, du roi… Un Etat de Droit où aucun citoyen ne soit arbitrairement menacé du droit de mort ou de vie de la part des dirigeants de l’Etat. Un Etat de Droit ne peut permettre de laisser sans sanction la violation de la Loi… »

En 1991, dans un discours, à la Conférence nationale souveraine, où il « assumait » tout au nom de tous, M. Sassou Nguesso déclarait :

« Peuple congolais, les tranches douloureuses, tragiques de notre histoire récente ont été longuement évoquées. Beaucoup de fils de ce pays ont péri, victimes des affrontements propres aux systèmes que nous avons connus. Certains ont payé de leur sang nos erreurs, d’autres ont succombé pour avoir pris des armes contre la République. Certains de ces épisodes demeurés obscurs, ont fait l’objet de témoignages publics qui donnent un éclairage neuf. D’autres ont fait l’objet de procès que seuls les éléments nouveaux pourraient remettre en question.

Chers compatriotes, que signifie la conférence nationale que nous avons voulue ? La grande introspection qu’elle représente doit avant tout viser la réconciliation et la reconstruction nationales. Il s’agit de panser nos plaies, non de provoquer de nouvelles déchirures. Ayons une pensée pieuse pour tous ces compatriotes, sans distinction ! Que le souvenir de ce qu’a été leur destin nous détourne à jamais des pratiques de ces temps révolus (…). Faut-il enjamber d’autres corps pour arriver à la démocratie ? Ma réponse est non…!

[…] Le président Youlou n’a pas eu le temps d’expérimenter le système monopartite. Le président Massamba-Débat, qui a dirigé la première organisation monopartite, le Mouvement national de la révolution, n’est plus. De même que le commandant Marien Ngouabi, qui a créé le Parti congolais du travail. Le président Yhombi-Opango, qui a poursuivi l’expérience avec le Comité militaire du parti, n’est plus aux affaires. Le mal, je suis donc le seul à l’assumer, et je l’assume, à titre collectif et individuel, au nom de tous les dirigeants de ce pays qui ne sont plus. Moi, j’assume pour nous tous, tout, notre passé, toute cette histoire commune dans ses errements comme dans ses mérites ».

L’homme qui s’était écrié ainsi, en 1991, pour berner le peuple congolais et l’opinion internationale, est un récidiviste incurable. Six ans plus tard, de 1997 à 2005, il remettait ça, non pour arriver à la démocratie, mais pour mieux l’enterrer de la même façon qu’il extermine des centaines de milliers de Congolais, à la grande satisfaction de ses commanditaires français, dont le président de l’époque, son souteneur, n’avait dit mot, sinon pour le féliciter de l’œuvre macabre accomplie (CF. : Discours du président Jacques Chirac à Luanda, le 30 juin 1998).

 

2)Discours de Sassou Nguesso à l’attention des fils et filles du Nord-Congo

QUAND SASSOU NGUESSO APPELAIT SON ETHNIE À LA GUERRE

Dimanche 21 mars 1999 à 9 h

Dispensaire Marien Ngouabi

Croisement Rue Ossio et av. Talangaï

Quartier Mikalou

 

« Je vous remercie d’avoir répondu à mon appel, je suis convaincu que vos chefs de quartier ont fonctionné comme souhaité; mais le moment est très court et le temps presse pour que notre rencontre dure. Alors, je ne vous dirai que l’essentiel de mon message… et je ne parle pas en paraboles. Je sais que vous n’avez pas oublié ce que vous avez vécu en 97 par les bombardements de Lissouba. Vous savez ce que j’ai fait pour terminer cette tragédie, cette barbarie, ces pertes humaines que personne ici ne peut évaluer. Vous avez marché sur des corps. D’aucuns diront que Sassou a terminé la guerre, mais moi je dis que c’est d’abord la détermination du peuple nordiste de vouloir, je dis bien, vouloir finir ces malheurs infligés par Lissouba… Beaucoup de jeunes sont venus du nord pour se joindre aux jeunes brazzavillois nordistes et lutter à mes côtés.

Après 6 mois d’ivresse de paix retrouvée, il fallait bien repartir sur le chemin de la reconstruction. Vous avez certainement constaté comme moi, le pire dans la société de ces jeunes de Talangaï-Mikalou… Des pillages se terminant surtout par des règlements de compte. Le manque de respect généralisé. Je ne pouvais pas laisser évoluer cet esprit de guerre contre nous-mêmes, c’est ainsi que je me suis adressé aux Cobras, car c’est d’eux qu’il s’agit. Vous avez entendu partout leurs tergiversations, certains ont même parlé à la radio RFI pour manifester publiquement leur mauvaise foi. Certains ont dit que je ne fais rien pour les jeunes et pour le peuple nordiste confondu, sans distinction des partis ni des tribus. J’ai aussi entendu dire que « Sassou continue à nous faire tuer chez les Tchek et les Nibolek (1). Que nos enfants sont égarés sous les instructions de Sassou ».

A l’hôpital de Talangaï, vous avez jeté des tracts qui disent que Sassou va fuir en exil et patati patata… Beaucoup de militaires nordistes désobéissent au commandement des Fac, laissant tantôt les autres exécuter des missions contre leurs régions, et vous savez ce que ça nous coûte… ! Des troupes souvent exposées, des troupes tombant dans les embuscades des ninjas et des cocoyes, et dans ces genres d’exercices, seuls les chefs de mission ne meurent pas.

A qui est donc la faute si nos jeunes, nos enfants périssent toute fois qu’ils vont au service de la République ? Est-ce qu’il manque d’officiers nordistes ici où nous sommes ? Est-ce que vous savez que le nord a le record en effectif d’officiers ?

Sous des acclamations frénétiques et prolongées, la foule applaudit.

Silence !

Je vais maintenant vous dire que la paix à laquelle vous croyez n’est que superficielle, votre paix ressemble au repos d’un prisonnier dans sa prison. La guerre que vous avez gagnée vous a seulement écarté du danger, mais ce danger continue à menacer, et aujourd’hui je constate que c’est même pire.

Je vous interpelle tous, pour notre survie, notre futur est noir… S’il m’arrivait de mourir à 11 heures, sachez qu’avant 15 heures, on ne parlera plus du nord tout entier. Tous nos villages seront brûlés, tous nos nordistes de Brazzaville comme ceux de Pointe-Noire mourront dans les 3 heures qui suivront ma mort.

Donnez-moi donc vos enfants, j’ai besoin d’hommes pour assurer votre survie. On ne peut pas toujours compter sur les troupes étrangères, nous devons compter sur nous-mêmes d’abord.

Je lutterai aux côtés de mes enfants comme je l’ai toujours fait depuis juin 97.

Je ne fuirai jamais, je lutterai avec vous jusqu’à ma dernière goutte de sang.

Les jeunes hommes iront dans les casernes, les jeunes filles apprendront les armes ici sur place à Brazzaville.

Je vous exhorte à plus de vigilance et de courage.

Je vous remercie… »

L’homme qui se présentait en 1991 et durant tout son exil en France comme un agneau : « J’ai changé » (sic), reprend, en 1997, ses habits de fauve, de carnassier et de vampire. Les flots de sang et de larmes qui baignent le sol congolais n’est plus à démontrer ou à prouver.

Ainsi, l’homme qui annonçait sa conversion aux vertus de la démocratie, durant sa longue traversée du désert – mise à l’écart des affaires -, affirmant notamment que « si la plupart des dirigeants avaient accepté de se remettre à l’école (de la démocratie), en toute modestie, on aurait pu éviter les heurts de ces dernières années. », récidiva.

A la question de savoir s’il était convaincu de la nécessité de la démocratisation du continent noir, M. Sassou répondit qu’« on ne peut penser que l’Afrique soit inapte à la démocratie, ou qu’elle doive se contenter d’une démocratie de seconde zone. C’est un processus unique de liberté, de participation des peuples à leur propre existence, à la gestion de la cité. »

Hélas, quelques mois plus tard, des faits concrets allaient ensuite apporter la confirmation de l’ampleur du décalage existant entre les discours et le parcours de M. Sassou Nguesso, attestant ainsi que l’homme n’avait malheureusement jamais changé.

Par ailleurs, ceux que Sassou Nguesso désigne aujourd’hui par l’expression « les autres » sont ceux que, hier, il désignait à l’époque par le vocable de « Tchek » , c’est-à-dire tous les originaires et ressortissants de la région du Pool : les Kongos; et de « Nibolek », tous les originaires et ressortissants des régions de la Bouenza, de la Lékoumou et du Niari.

 

3) – Autre reconnaissance de crimes

Quand Sassou reconnaissait des massacres humains qu’il appelle « bavures »

 

Dans un hebdomadaire spécialiste de l’Afrique, M. Akouala qualifiait, en 1999, ces assassinats massifs au nombre impressionnant de « bavures ».

Dans la même année de 1999, le Chef du régime de la barbarie, pour reconnaître ses crimes à grande échelle, déclarait : « Je ne nie pas qu’il y ait eu… des bavures et dérapages condamnables de la part de la force publique » (Cf. : Jeune Afrique/L’Intelligent, n° 2022 du 12 au 28 octobre 1999)

 

4) – L’aveu public planétaire

 

MARDI 12 AOÛT 2014, DANS SON MESSAGE A LA NATION, SASSOU RECONNAÎT SES CRIMES DE GENOCIDE SUR LES AUTRES

Le 12 août 2014, à travers son discours valant message et état des lieux à la nation congolaise, monsieur Sassou Nguesso fait le bilan de ses 35 ans de pouvoir sans partage. D’abord, il s’auto-congratule, signe palpable d’auto-satisfaction.

Ce 12 août 2014, au cours de son Message devant son parlement réuni en congrès à Brazzaville, Sassou Nguesso, chef de l’Etat du Nord-Congo, avoue et confesse. Il reconnaît publiquement, devant l’opinion nationale et internationale, les crimes contre l’humanité et les crimes de génocide qu’il a commis contre ceux qu’il appelle les « autres ». Délibérément, il dit au monde entier que ces « autres » ne sont plus ses compatriotes. Ils sont à présent des « étrangers » vivant dans « son pays » à lui Sassou avec son clan. Par les « autres », il faut entendre les populations du Sud-Congo. Ce qui signifie qu’à ses yeux, ces « autres » ne sont pas des Congolais, mais bien des étrangers. Quand on dit, depuis longtemps, que l’Etat du Nord-Congo existe depuis le règne ethno-clanique de Sassou, la preuve irréfragable, irréfutable, est là.

S’agissant des centaines de milliers de victimes expiatoires de la politique de haine de Sassou Nguesso et son clan, voire son ethnie, aujourd’hui reconnues, même s’il ne manifeste aucun repentir, ne présente aucune excuse ou ne sollicite aucun pardon, il est un homme qui doit s’en mordre les doigts et profondément regretter ses prises de position. Cet homme, c’est Okiemy, ministre de son état de la communication, qui avait déclaré : « (…) Sassou Nguesso n’a tué personne » (sic). La déclaration de M. Sassou Nguesso valant aveu incontestable

[…] Nous ne voulons pas de la démocratie de l’invective. Celle qui se nourrit du sang et des larmes. Il s’agit, vous vous en doutez, du sang et des larmes des autres. Mais, nous n’allons pas recommencer. Le sang et les larmes des autres ont trop coulé dans ce pays. Nous disons : ça suffit !

Ceci dit, regardons, phrase par phrase, ce paragraphe qui balaie tout le reste du contenu du discours de M. Sassou Nguesso.

 

a) – L’homme dit :« [Nous ne voulons pas de la démocratie de l’invective. Celle qui se nourrit du sang et des larmes. »

 

Que n’y a-t-il pensé plus tôt !

Le Congo n’a jamais connu autant de soubresauts, de violence et de guerre qu’avec Sassou Nguesso. Il a fait, toutes ces décennies durant, comme Hitler qui culpabilisait ses victimes. Et Sassou, comme son mentor, de dire : « Si vous subissez toutes ces atrocités et si je vous massacre, c’est de votre faute. C’est à cause de Fulbert Youlou, c’est à cause de Bernard Kolelas ». En effet, se servant de la tactique nazie, Sassou avait réussi à faire croire aux Kongos que si tout cela arrive, « si le Pool subit tant de malheurs, s’il y a tant de morts, c’est la faute de Bernard Kolelas. Non seulement il envoie des armes aux Ninjas, mais il ose protester contre ce qui se passe dans le pays » (Cf. Les derniers massacres du Congo-Brazzaville, L’Harmattan, Paris, 1999).

Chaque fois que Sassou n’est pas au pouvoir, le pays compte des dizaines de coups de coups d’Etat plus ou moins réussis. Et quand il est au pouvoir, on compte des tentatives de coups d’Etat imaginaires et des centaines de milliers de suppliciés et de victimes expiatoires et de crimes crapuleux.

S’il y a un homme qui pratique la démocratie de l’invective et qui se nourrit du sang et des larmes des autres comme il le reconnaît lui-même, c’est bien Sassou Nguesso et son clan, voire sa tribu (Cf. Discours de Sassou Nguesso, 21 mars 1999, Dispensaire Marien Ngouabi, Croisement Rue Ossio et av. Talangaï, Quartier Mikalou) ci-dessus rappelé pour conforter ce que nous rappelons ici.

b) – « […] Il s’agit, vous vous en doutez, du sang et des larmes des autres… »

Au Congo, jamais le sang n’a été aussi abondamment versé que sous le règne de Sassou Nguesso. Le moment viendra certainement où les Congolais feront l’inventaire des charniers, des fosses communes des victimes de la politique d’intolérance et de haine de Sassou Nguesso et son clan.

 

– Qui sont les « autres » ?

Sans conteste, ce sont les populations du sud-Congo en général et celle de la région du Pool en particulier, qui ont versé des torrents, des fleuves de sang et de larmes. Ce sont ces populations-là, du Sud-Congo, exclues volontairement par Sassou Nguesso, qui ne sont plus ses compatriotes, mais sont devenus les « autres ». M. Sassou Nguesso ayant choisi délibérément d’installer son Etat dans le Nord du Congo avec pour capitale OYO. Il a choisi, depuis 1997, la partition du Congo en deux Etats. C’est pourquoi, quand il parle de « peuple », il fait allusion à son peuple, celui de la région de la Cuvette, car les peuples des autres région du nord du Congo ne sont certainement prêts à le suivre dans sa politique sanguinaire faite de violence, de guerre, d’épuration ethniques. Au jour d’aujourd’hui, contrairement à 1997 où les originaires des régions nord du Congo s’étaient fait duper, il est même certain que personne, même dans le Nord du pays, n’acceptera de sacrifier sa vie pour la progéniture de Sassou ou des membres de son clan.

 

– Les « autres » :

Ce sont ces Congolais du Sud qu’il a broyés. Les « autres », ce sont ces 750 000 Congolais suppliciés, massacrés entre1997 et 2005 dont les 350 victimes enterrées à Kimaza, les 353 victimes expiatoires désignées pudiquement sous le vocable de « disparus du Beach ».

Pour ceux qui n’ont pas compris ou qui ne veulent pas comprendre, il s’agit des trois quart de million (750 000) de personnes qui manquent à l’appel dans le sud du Congo, d’après l’estimation des Nations Unies.(Cf. programme post-conflit de novembre 1999 signé par Denis Sassou N’Guesso, Pierre Oba, Mathias Dzon entre autres) et des 353 jeunes gens enfermés vivants dans des containers puis jetés dans le fleuve Congo, tandis que d’autres seront jetés vivants dans des fosses, aspergés d’essence puis brûlés vifs. C’est le dossier nommé pudiquement « les disparus du Beach ».

Ne vous y trompez pas, derrière ces mots, ces phrases, il n’y a pas de remords. Bien au contraire !

 

c) – « […] Mais, nous n’allons pas recommencer… »

Ici, nous faisons appel aux analystes férus de rhétorique, de sémantique et de syntaxe. Cependant, pour notre part, nous disons que derrière cette phrase se cache une menace terrible, implacable.

De la même manière qu’il avait juré, en 1991, qu’  « il n’enjamberait plus d’autres cadavres pour parvenir à la démocratie » (sic), pour remettre ça six ans plus tard avec des fleuves de sang et de larmes, de la même manière il fait comprendre à ces « autres », qu’il a déjà exclus de la nation congolaise, que l’hécatombe leur tombera dessus si seulement ils recommençaient à troubler son breuvage.

« [Mais, nous n’allons pas recommencer… », sauf si ces « autres », sous-entendu ces pestiférés, ne nous laissent pas jouir de notre pouvoir. On remarque le dédain, le mépris avec lesquels Sassou Nguesso prononce ces mots : « les autres » ! Ceux qui n’ont pas de noms, ceux qui ne sont pas de son pays, de sa région, de son ethnie, de sa tribu, de son clan. Le même mépris, le même dédain qu’affichent les Mbochis en général et Sassou en particulier à l’égard des Tékés. Souvenez-vous de cette phrase de Jacques Okoko, lors du pseudo procès sur l’assassinat de feu président Marien Ngouabi : « Même les Batékés veulent commander ce pays… ? Ils vont recommencer, il ne faut pas qu’ils recommencent… »

Or, M. Sassou Nguesso vient de reprendre cette expression : « Nous n’allons pas recommencer… ». Et le sous-entendu est : « […] sauf si les « autres » nous y obligent ».

Vous aurez tout compris.

 

d) – […] Le sang et les larmes des autres ont trop coulé dans ce pays. Nous disons : ça suffit !

Que comprendre de cette phrase qui sonne comme un aveu ?

Oui, en 1999, l’homme avait déjà diverti l’opinion internationale avec ce type de contorsions pour déclarer : « Je ne nie pas qu’il y ait eu… des bavures et dérapages condamnables de la part de la force publique » (Cf. : Jeune Afrique/L’Intelligent, n° 2022 du 12 au 28 octobre 1999)

Depuis, malgré cet aveu, combien y a-t-il eu de condamnations ? Aucune ! A-t-on traduit en justice un seul de ces « dérapeurs » ? Alors :

– Bavures et dérapages, les 750 000 morts programmés, laissés sur le terrain par les massacres du Sud-Congo, dont une moitié de femmes et d’enfants ?

– Bavures et dérapages, les milliers de personnes exécutées, après avoir été ramenées de force de la forêt ou de Kinshasa ?

– Bavures et dérapages, cette décision d’épuration ethnique prise à Oyo en janvier 1998, et exécutée scientifiquement dès avril 1998 ?

– Bavures et dérapages, ces opérations de ratissages mètre par mètre décidées et annoncées publiquement pour anéantir tout le Sud-Congo ?

– Bavures et dérapages, toutes ces fillettes violées devant papa et maman ?

– Bavures et dérapages, ces opérations d’extermination humaine aux noms évocateurs de : « Colombes I et II », « Hérode », « Hadès », « Mouebara » ?

– Bavures et dérapages, ces centaines de milliers de femmes abattues puis violées ?

– Bavures et dérapages, ces mines anti personnelles disséminées ici et là en vue de l’extermination des populations visées ?

– Bavures et dérapages, l’absence de prisonniers de guerre, tous les capturés vivants ou enlevés étant immédiatement exécutés ? De véritables exécutions sommaires !

– Bavures et dérapages, cet aveu du président Chirac ce jour du 30 juin 1998 à Luanda (Angola), contre lequel le ministre des Affaires étrangères de l’époque, M. Hubert Védrine, dans sa réaction, déclara : « Mais quelle mouche l’a piqué ? » (Cf. Le Canard Enchaîné) ?

– Bavures, dérapages et sans doute aussi mensonges, ces nombreux témoignages recueillis par les équipes de Médecins Sans Frontières et rapportés dans leur livre intitulé : Une guerre contre les civils : Réflexions sur les pratiques humanitaires au Congo-Brazzaville (1998-2000) ? (Cf. Marc Le Pape et Pierre Salignon) ?

– Etc.

Or chaque Congolais connaît le mode opératoire du régime de Brazzaville. On tue près de 600 personnes au Beach de Brazzaville ou ailleurs, puis on achète des Zaïro-Congolais et des Hutu rwandais pour servir de faux disparus dans le but de discréditer l’action judiciaire engagée par la FIDH et l’OCDH. Ce scénario avait déjà fonctionné lors de l’assassinat du président Marien Ngouabi, celui du Père Jean Guth et de bien d’autres suppliciés.

Oui, M. Sassou Nguesso, le sang et les larmes des « autres », ceux qui ne sont pas de votre famille, de votre clan, de votre tribu et de votre ethnie, ni de votre région (La Cuvette) ont trop coulé dans ce pays dont les « autres », selon votre propre expression, n’en seraient plus originaires, des compatriotes, des citoyens. Mais, pourtant, ce sont des « Kongo ». Ainsi donc Oko montre la mer à Tati. Il s’agit de ceux sur le dos desquels vous aviez mis votre forfait à l’assassinat de feu président Marien Ngouabi, à travers une phrase accusatrice et lourde de conséquences : « Bakongo ba bomi Marien Ngouabi » (Les Kongo ont assassiné Marien…).

Aujourd’hui, aveu ou pas, repentance ou pas, les Sud-Congolais que vous appelez maintenant : Les « AUTRES », ne vous demandent qu’un chose : la restitution des dépouilles mortelles de tous les suppliciés afin qu’ils bénéficient des sépultures dignes, comme vous l’avez fait pour vos parents et votre fille Edith. Ils sont 750 000, auxquels il faut ajouter les 350 familles de Kimaza et les 353 suppliciés du Beach de Brazzaville : « les Disparus du Beach ».

Un mort est inoffensif.

 

e) – Monsieur Sassou Nguesso dit : « Ça suffit ! ».

Oui, « Ça suffit ». C’est bien qu’il le dise, même si c’est un peu tard, trop tard. Est-ce une prise de conscience (tardive) ?Mais, jusqu’à quand  et dans quelles conditions ? A qui lance-t-il cet avertissement sibyllin ? Aux « Autres » ou à ses partisans ethno-claniques à qui il lançait cet appel à la guerre, ce dimanche 21 mars 1999, à Mikalou ? Parce que chez Sassou, rien n’est gratuit ; tout est toujours sous-entendu. Est-ce pour désamorcer la menace des poursuites judiciaires lancées sur le plan international ? Est-ce le conseil qui lui a été donné par les nombreux visiteurs et invités qu’il a reçus récemment au Forum des Fourbes et en d’autres circonstances ces derniers temps ?

Ceci dit, il reste une question, celle de l’Opposition.

Aujourd’hui, l’opposition, du moins ses leaders, est entre les mains des originaires du Nord qui, pour nous, sont désormais aussi « LES AUTRES ».

Première question : Sont-ils montés au créneau et se sont-ils accaparés de l’opposition dans le but de ne pas perdre le pouvoir, parce que celui-ci doit toujours rester au Nord ? Il faudra bien que les « autres » (Sudistes) y réfléchisse.

Deuxième question : Cette stratégie de garder le pouvoir repose-t-elle sur la peur et l’idée qu’ils se font des Sudistes qui, paraît-il, se vengeraient le moment venu si le pouvoir repartait au sud du pays ?

Troisième question : Pourquoi les Sudistes se vengeraient-ils ? Cela est-il expliqué par ce paragraphe on ne peut plus clair : […] Nous ne voulons pas de la démocratie de l’invective. Celle qui se nourrit du sang et des larmes. Il s’agit, vous vous en doutez, du sang et des larmes des autres. Mais, nous n’allons pas recommencer. Le sang et les larmes des autres ont trop coulé dans ce pays. Nous disons : ça suffit ! » ?

Quatrième question : Ces leaders de l’opposition, étant donné qu’ils sont tous originaires du Nord, seront-ils disposés à livrer à la CPI, le moment venu, tous les originaires du Nord-Congo impliqués dans tous les crimes économiques et de sang, où se placent-ils à ce niveau pour les protéger et leur éviter cette humiliation de la CPI ? Nous doutons fort que MM. Malekat, Mabilemono, Otta, Dzon, Mierassa, etc., se permettent, le moment venu, de livrer à la CPI ceux qui ont fait d’eux ce qu’ils sont aujourd’hui, d’autant qu’ils sont tous issus du monopartisme en général et du PCT en particulier.

L’avenir nous le dira !

Mais les plus naïfs ce sont ces Sudistes qui les suivent et qui croient en cette chanson séculaire et de duperie : « démocratie, paix, liberté, réconciliation… », une chanson piège dans lequel sont tombés tous les cadres civils et militaires originaires des régions sud du Congo en général , mais particulièrement du Pool, car les cibles visées, c’étaient eux .

Aujourd’hui, comme hier, on se sert d’eux pour faire bonne figure, comme l’autre (Sassou) se sert des « autres » aujourd’hui. Que les Kolelas, les Mvouba, les Munari, les Mabiala, etc., le comprenne aujourd’hui. Ils sont les « autres ». C’est-à-dire de petites choses. Rien d’autre !

Voilà les crimes de génocide que Denis Sassou N’Guesso reconnaît volontiers, dans son Message à la « Nation (?) », avoir commis, devant son parlement réuni en congrès, le 12 août 2014 à Brazzaville.

 

Jean-Paul Kimpa-Bikenda Kelandenzi

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13 réponses à SASSOU RECONNAÎT LES EPURATIONS ETHNIQUES ET SES CRIMES CONTRE L’HUMANITÉ

  1. Sassou Nguesso est pire que le virus Ebola ! dit :

    Oui, Sassou Nguesso a fait 1000 fois plus de victimes que le virus Ebola.

    Sassou Nguesso doit être traité de la même manière que le traitement contre le virus Ebola.

  2. le fils du pays dit :

    Monseigneur Nkombo avait cru avoir vu dieu plus que le reste de ses compatriots d’ou il avait fait capoter la conference nationale qui n’etait pas allee jusqu’au bout.Je crois que cette fois-ci la vraie justice Congolaise ne ratera pas tous les criminels que volent,tuent,ruinent et detruisent le patrimoine commun des Congolais depuis juillet 1968.

  3. Sassou Nguesso est pire que le virus Ebola ! dit :

    Il parait que Mathias Dzon a – t-eu un deal avec le tyran Sassou Nguesso pour être libérer d’assignation à résidence surveillée et d’interdiction de sortie.

    La rencontre a été facilité par le Président Guinéen, ami de Mathias Dzon.

    Quelle compromis ou deal Mathias Dzon et Sassou Nguesso ont- ils conclus?

    Mathias Dzon, on ne pactise pas avec le diable, on l’affronte.

    On sait que la fin de l’interdiction de sortie que vous subissez depuis un certain temps a été levé par un deal secret entre vous le sanguinaire tyran sassou Nguesso.

    Expliquez au peuple, les circonstances et les conditions de résolution ou de lever d’interdiction de sortie.

    A défaut Mathias ne sera plus crédible pour parler de l’opposition et de la résistance.

    A ce moment là, nous saboterons son image en France et en occident.

    Il doit être claire et précis, étant donné que nous avions des informations précises et claires concernant le traitement de son entrée en France.

    A suivre !

  4. OKO Dalia dit :

    heureusement pour vous, vous ne savez pas mentir, primo: les références géographiques n’existent pas, au quartier Mikalou que vous venez d’évoquer, secundo: il n’ y a eu que les jeunes du nord pour la cause de Sassou, il y’a eu aussi d’autres jeunes du sud, et les politiciens qui ont pris la défense de Sassou dans cette bêtise que tous nous regrettons maintenant, la bible dit, il y’a la place à celui qui reconnait ses erreurs et abandonne cette voie.

    si la guerre de 97 était une bêtise que tous nous reconnaissons, donc ça suffit cette bêtise, nous allons recommencer chers vrais congolais qui ont des parents au Congo et ne sont les opportunistes des malheurs des autres (des sangs des autres)……., ça suffit

  5. Leka dit :

    Oui! Sassou Nguesso et ses lieutenants sont des gens qui ménacent la paix et la stabilité réelles au Congo et dans la sous région.
    De retour du sommet Afrique/ USA à Washington, Sassou Nguesso se laisse acceuillir avec des drapeaux rouges, laisse son PCT intimider par le langage de la violence »Bameka SASSOU té, Bakéba na bango » et s’engage personnellement à une la référence sur « le sang et les larmes des autres lors de son discours le 12 août 2014 devant le Parlement Congolais. Que signifie tout cela? Oui les masques sont tombés. Et cette vérité ne doit pas échapper à personne. A travers ces mots et le discours du 12 août,Sassou Nguesso a avoué les épurations ethniques et les nombreux assassinnats, crimes contre l’humanité dont il est le commanditaire.“ http://brazza-news.com/president-congolais-sassou-nguesso-reconnait-les-epurations-ethniques-ses-crimes-contre-lhumanite/ „Le sang et les larmes des autres ont trop coulé dans ce pays. Nous disons : A travers cette phrase, le Chef du régime de la barbarie, Sassou Nguesso, reconnaît ses crimes à grande échelle.“ http://congo-liberty.com/?p=9903 / SASSOU RECONNAÎT LES EPURATIONS ETHNIQUES ET SES CRIMES CONTRE L’HUMANITÉ- Bavures et dérapages, ces opérations d’extermination humaine aux noms évocateurs de : « Colombes I et II », « Hérode », « Hadès », « Mouebara » ? (Une guerre contre les civils : Réflexions sur les pratiques humanitaires au Congo-Brazzaville (1998-2000) ? (Cf. Marc Le Pape et Pierre Salignon) ?). Pour échapper à la punition, Sassou Nguesso veut changer la constitution alors qu’il n’a pas du tout le droit de changer, alors que les institutions de la république fonctionnent ; tel qu’il le dit personnellement sic e n’est pas pour s’accrocher à tout prix au pouvoir? Le « changement de Constitution, avant la fin du mandat du Président de la République,constituerait une violation grave de l’article 57 de la Constitution du 20 janvier 2002? »http://congo-liberty.com/?p=9894 «.En d’autres termes,pourquoi changer une équipe qui gagne? Ceux qui supportent encore Sassou Nguesso destesté par la quasi totalité du peuple Congolais, sont soit idiots ou criminels de grand chemins, de très grands corrompus au même titre que Sassou Nguesso. Comme l’a déjà écrit quelqu’un: » les voyous qui terrorisent le peuple souverain seront jugés et punis. Sassou Nguessou alias Nguassan a déjà plus d’une fois changé la constitution, sans que cela n’ arrange la vie des Congolais. Après avoir pris pour la premiere fois le pouvoir par la force en 1979, Sassou Nguesso avait déjà changé la constitution. « La Constitution du 8 juillet 1979 » Et l’ on connait le résultat qu’ avait apporté ce changement. Il la rechangé une deuxième fois en 2002, 5 ans plus tard, après une reprise de pouvoir par la force et une si longue transition soit disant élastique précédée, après le terrible sanglant coup d’état et guerre atroce de 1997. Entre autre, Sassou a tout fait pour faire élire la république du Congo comme le pays le plus pauvre et endetté. Il a promis au peuple, au monde entier, qu’ avec cela, il aurait plus de possibilités d’aider le Congo à se développer et aider les populations à un meilleur avenir. Il lanceé le chemin d’avenir. La nouvelle espérence. Où en sommes nous aujourd’hui après tant de bruit et tant d’argent dépensé en grande pompe? Il faut le reconnaitre, que l ‘initiative (PPTE ), malgrés les 2 mandats présidentiels de 7 ans chacun, précédés d’une transition flexible de 5 ans n’ont rien de bien rapporté au peuple du Congo. Sassou Nguesso, qui totalise 32 ans de pouvoir n’a apporté aucune amélioration quelquonque aux conditions de vie des populations du Congo, à comparer à Massamba Débat, qui en 5 ans de pouvoir, dans un Congo naguère dépourvu de grand budget. La pauvreté affecte aujourd’hui plus de 70 % d’habitants, selon le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). Le bien être tant promis tarde toujours. Le Congo manque toujours presque de tout ce qui compte de biens, de structures d’ un pays moderne. Situé au bord du 2e grand fleuve du monde et arrosé par des nombreux autres fleuves et cours d’eau, le pays, grand producteur de pétrole avec des entrées d’argent significatives, souffre d’ une carence incroyable en éléctricité, en eau potable et en production agricole. La malnutruction terrasse le peuple qui vit dans des conditions presque inhumaines. Par contre, Sassou Nguesso, le président du pays soit disant pauvre et très endetté ne cesse de voyager avec sa famille et ses courtisans à travers le monde et tot en distribuant voires de l’argent ici et là. Quel paradoxe. Lui le chef de la nouvelle espérance et du chemin d’avenir ainsi que sa familles fait partie des familles les plus fortunées de la planette. Pouvez vous vous imaginer des dépenses inutiles occasionnées par les voyages incéssants de Sassou et sa clique? Avec seulement l’argent du voyage de plus d’ une semaine à Washington, on aurait pu équiper le CHU de Brazzaville et les autres des hôpitaux délabrés qui manquent cruèllement de médicaments et d’ ambulances pour le transport d’urgence des malades.Avec cet argent on pouvait payer les arriérées de la bourse des étudiants congolais et la pension des retraités, ou régler le problème de la grande insalubrité qui sévit à Brazzaville, à Pointe-Noire et autres villes par exemple et étrangle la santé des gens au Congo. Les déplacements incessants du dictateur et sa clique représentent comme d’habitude un vrai manque à gagner pour le peuple du Congo Brazzaville qui meurt de faim et de maladies multiples provoquées en très grande partie par le manque d’hygiène. » Il manque une véritable stratégie de développement pour le Congo ». Sassou Nguesso,l’autocrate-kleptocrate, président autoproclamé de la république du Congo « ; riche en matières premières qui sont exploitées dans l’opacité est très mal placé pour assurer le bonheur des congolais. Sassou Nguesso est le vrai ébola du Congo. Parlons des soits disants réalisations, grands travaux de Sassou Nguesso. Voyez dans quel état se trouve déjà la première tronçon de la route N.1.Pointe-Noire–Dolisie à peine en circulation. La route très mal faite est présque complétement cassée à de nombreux endroits.Sincérement elle doit être refaite. Parlons de lignes aériennes du Congo. La compagnie ECAIR avec ses vieux avions, cerceils volants ne méritent pas du tout de faire de long trajets: https://www.youtube.com/watch?v=ImePbQrx0_A. Il n’y a que les idiots, les corrompus qui peuvent encore espérer du changement avec un fou au pouvoir dont le président Fulbert Youlou nous avait parlé. Voyez comment les gens souffrent à cause du chômage de masse et meurent en abondance au Congo à cause des maladies provoquées par le manque d’hygiène et les effets collatéraux. « http://www.dac-presse.com/actualites/a-la-une/politique/1075-congo-brazzaville-la-misere-au-menu-des-congolais.html « . Sassou Nguesso est une ordure qui continue à terroriser la population.Il continue à acheter à tour de bras des armes de destruction massive, comme il vole les richesses du pays ensemble avec ses enfants illégitimes et clique. Sassou Nguesso connu pour les biens mal acquis, pour tant d’assassinats et pour avoir ordonné et commandité la guerre coup d’État de 1997, le génocide déclenché le 18 décembre 1998 et ensuite les guerres massacres du Pool, du Niari, »la mort de 353 des jeunes Congolais de retour dela RDC( affaire de disparus du Beach « ), peut il faire quelque chose de bien pour le Congo? Lui » qui a fait provoquer l’explosion de Mpila et lâchement prôné l’assassinat de plusieurs jeunes au domicile de l’ex-colonel Marcel Ntsourou, qui tourne le dos devant le malheur des milliers de sinistrés du 04 Mars » ,tout en continuant à entretenir des mercenaires au Congo, peut’ il réellement servir le Congo après 2016? Le dictateur Sassou Nguesso qui a détruit le tissu social du Congo, peut encore contribuer dans la vie des populations ? Peut’il apporter quelque chose de positif au peuple congolais aprés avoir tant d’années de dictature? Non il ne faut plus attendre 2016. Il ne reste qu’ au peuple Congolais d’entamer la grève, se mobiliser pour le déposer pacifiquement le dictateur sanguinaire. Il est important de signer massivement les pétitions sur les plaintes contre les Sassou et les siens, tel ceux des disparus du Beach, des biens mal acquis. Lui et sa bande sont à poursuivre pour haute trahison, escroquerie, crimes contre l’humanité. Ils sont à juger et à punir tel qu’il se doit.

  6. Madouma Lissafi,

    Réponse aux quatre questions évoquées par mon compatriote J.P.K.Bikenda-Kalandezi,

    Ces questions, soulevées dans votre article sont très pertinentes. Elles soulignent à quel point, le Congo, notre pays, est absolument déséquilibré dans ses représentations sociologiques du pouvoir en général. Mieux, cette pertinence, montre clairement, enfin l’AVEU SANS EQUIVOQUE de L’IMPLICATION DES POLITIQUES galas dans le GENOCIDE PERPETRE CONTRE LES SUDISTES CONGOLAIS, AVEC sassou en TÊTE!

    Je tiens à ajouter, simplement, que je tiens le chiffre de 500000 morts sudistes, par un écrit de feu le professeur Makouta Mboukou, en 2003! Paix à son Âme!

    Il manque donc 750000 congolais du sud, victimes des ngalas ou nordistes pécétisés, même si certains d’entre eux ont apparemment rendu leur carte d’adhésion au CRIMINEL pct. Il aura fallu ainsi que les services onusiens, enfin, rendent public le résultat ô combien MACABRE sur la réalité des faits.

    C’est vrai, franchement vrai, vous avez Raison de le souligner, que les sudistes, sont très naïfs devant le pouvoir trop sanglant du pct ou des ngalas. Comme par hasard, tous les leaders, et vous le montrez si bien, sont natifs originels du nord!

    Autant dire, que ces leaders ainsi que le peuple nordiste dans sa quasi majorité, sont devant un choix clair à prendre: ou ils ouvrent le pays à une réelle Démocratie en mettant en prison les criminels nordistes du pct, coupables du génocide contre les AUTRES ou les leaders historiques et nouveaux du pct ayant planifié ce génocide rejoignent la cpi, et la Réconciliation est mieux actée; ou les leaders, nouveaux démocrates, notamment mathias Dzon ,Miérassa, Mabilemono, Otta, malékat jouent une politique de l’autruche devant les sudistes martyrisés, dans ce cas ils seront rangés dans les chapitres sanglants du pct et l’idéal démocrate du Congo mis en rebut. Validant ainsi une partition de fait du Pays, comme il en est déjà acté par le pct de sassou et ses galas.

    Ainsi, la réponse, mon cher compatriote à vos quatre profondes questions a le MERITE d’EXISTER DEJA. Elle porte sur la DISSOLUTIUON DES QUATRE MILICES CREES par sassou et ses ngalas en lieu et place d’une vraie armée nationale, d’une vraie gendarmerie nationale, d’une vraie police nationale et de vrais services spéciaux nationaux qui ONT PERMIS CE GENOCIDE CONTRE LE SUD ! Si CETTE DISSOLUTION DE LA coercition Criminelle levée par sassou, les immigrés de tout bord et ses ngalas, n’est pas SOULIGNEE, DISCUTEE ET ADOPTEE aux Etats généraux de la Nation très prochainement par les leaders démocrates nordistes et l’ELITE sudiste congolaise, il faudra que les démocrates congolais du sud et les populations sudistes présents à cette grande discussion nationale la BOYICOTTENT. Il faudra que les populations du sud et leur élite demandent dans ce cas de figure la SEPARATION DE FAIT DU PAYS EN DEUX. UN POIN ET TRAIT;

  7. Sassou Nguesso est pire que le virus Ebola ! dit :

    Sassou Nguesso est pire que le virus Ebola !

    Oui, Sassou Nguesso a fait 1000 fois plus de victimes que le virus Ebola.

    Sassou Nguesso doit être traité de la même manière que le traitement contre le virus Ebola.
    Il faut un vaccin, il est prêts, il s’appelle Obama avec sa cia…et les résistants congolais contre le virus Sassou Nguesso.

    Le peuple souverain va certainement accompagné Obama dans le traitement de la forme la plus virulente du virus Ebola, c’est à dire Sassou Nguesso.

    A suivre à tout instant bien avant 2016, à défaut Obama pourra être contaminer par ce virus.
    D’où l’intérêt pour lui de le mettre hors d’état de nuire aux sujets sains.

    Sassou Nguesso a cherché à humilier Obama avant le sommet 4/5 aout 2016. Sassou Nguesso recevra bientôt un « mbata yo bakolo américain ».
    L’americain est pragmatique, quand il dit oui, c’est oui – s’il dit non, c’est non.

    Obama a dit sassou Nguesso dégage bien avant 2016, point barre !

    Les services travaillent !

  8. TSOUA dit :

    NON, les sudistes ne sont pas naifs, mais la misère, la paupérisation jouent leur rôle. N’oubliez pas que depuis l’avènement des nordistes au pouvoir, ils avaient élaboré des plans pour corrompre facilement les hommes du sud, en particulier la région du Pool.Ils ont mis donc en place deux politiques : l’épuration et la radicalisation
    Rappelez vous ces politiques n’ont touché qu’en général les cadres militaires et administratifs du Pool .Alors à partir de là tout devient facile, depuis bientôt plus de 40 ans que çà dure

  9. GIL dit :

    Il y a assurément chez Sassou, une altération du discernement. Il ne peut y a voir de  » démocratie de l’invective ». Si la démocratie est le pouvoir du peuple souverain, ce dernier ne peut agir que contre l’oppresseur ou prédateur.

    Tout peuple opprimé se révolte. L’invective est une violence gratuite, comme celle que Sassou et clan aiment à pratiquer avec joie. Une violence dirigée contre les Kongo éclairés qui pour eux, sont les pires ennemi. Ceux-là osent dénoncer leurs forfaits et veulent un Etat de droit.

    Ces Kongo-là, ne cautionnent pas le despotisme, la kleptomanie, la mort de l’Ecole et du tissus social. Ils osent parler de l’unité nationale puisque guidés par l’esprit de pardon. Mais surtout, ils n’ont jamais voulu tendre l’autre joue, se fondant sur la vertu de la justice républicaine.

    Pour une paix définitive, il faut assainir le Congo. Trop de canailles, d’hyènes, de flatteurs du pouvoir et clan y sèment désordre politique, moral et financier .

    Sassou ne devra plus s’en tirer à bon escient, l’avenir du Congo en dépend!.

  10. Heureux ceux qui pleurent car ils seront consoles. L’heure arrive ou se petit beau monde de demons va payer copieusement tout le mal qu’ils ont inflige a ce Peuple.

  11. Kouilou dit :

    Après la lecture de cet article, nos compatriotes originaire du nord comprendront pourquoi nous ne souhaitons plus faire partie du Congo actuel et nous voulons d’une République du Congo Sud.N’en déplaise à certaine personne. On en a mare, nous sommes de êtres humains comme les mbochis et voulons être respecté dans nos droits les plus élémentaires. Y en a mare d’être tué comme du bétail. Nous sommes les autres d’après Sassou et bien laissez nous créer notre chez nous et il n y aura plus de problème.

  12. youlou dit :

    Bravo!

  13. idée d'une république fédérale au Congo dit :

    SI LE POUVOIR ÉTAIT DÉCENTRALISE AU CONGO, IL N’Y AURAIT PAS EU 34 ANS DE DICTATURE SASSOU NGUESSO.

    Au lieu d’apporter la démocratie au cœur des tribus, on préfère désigner des boucs émissaires comme quoi: l’Europe ou la France a diviser l’Afrique.
    Nous restons ancré dans un passé qui est pour tous presque une tragédie humaine, politique et socioéconomique (esclavage, colonisation, néocolonialisme, dictature…).

    Pour contourner les mots qui minent notre pays, il faut penser à des alternatives politiques. La république fédérale peut être une des solutions de gestion durable de nos écosystèmes sociétaux à l’échelle locale, régionale et nationale.

    Par exemple aux USA, au Brésil, en Argentine, en Australie, en Allemagne et en Suisse – ces modèles de pouvoir à l’échelle locale fonctionnent très bien.

    Un pouvoir politique centralisé en Afrique noire, c’est le tribalisme politique assuré, on le voit d’ailleurs au Cameroun, au Togo, Zambie, Tanzanie, Kenya, en Rd-Congo, Rwanda, etc et même dans la nouvelle république sud Soudan…

    Oui, les visionnaires sont toujours victimes de leur époque. Oui, rigolez-vous de moi, c’est pas grave.

    Mais avec un pouvoir centralisé en Afrique noire ou au Congo aussi, certaines villes, villages et régions attendront 30 à 50 ans pour entrer dans la civilisation.

    La solution du Congo, c’est le fédéralisme, le pouvoir politique géré à l’échelle locale. Oui tout est à réfléchir et à repenser ensemble pourvue que nous ayons au-moins un cerveau, des principes ou valeurs et des idées nouvelles pour une république sans repentance sur le passé ou plutôt sur la tragédie africaine de XV e au XXIè siècle…

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